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Laboratoire inspiré des fantasmes de Julien Poulin mêlés
aux méditations que provoqua chez Dominic la mort de son
père. Korsakov fut créé sous le signe
de l'expérimentation, onirique à souhait, avec la
complicité lumineuse de Marie Brassard, celle, sauvage, de
Robin Aubert, d'un Jean-Frédéric Messier plus lyrique
que jamais et de la nef de fous : deux bonnes douzaines de comédiens
et de non-comédiens, tous de pyjamas vêtus, jouant
les fous d'un asile, puis les oiseaux et les arbres de la forêt
où Le Docteur (Julien Poulin dans Korsakov et Monique
Mercure dans L'Asile) décide un jour d'aller se
réfugier, après la rencontre d'une femme battue dont
l'esprit a sombré dans un délire permanent. Dit comme
ça, ça semble fucké : ça l'était,
notamment quand le Grand-Guignol s'en mêlait et qu'André
se faisait étriper de tout son long sur une table d'opération.
Julie Castonguay a livré ici sûrement sa performance
la plus inspirée, les décompositions musicales de
l'ami Jean-Phrèdes, d'après le dernier quatuor à
cordes de Bethoven tenaient du génie, et les lumières
d'Alain Lortie aussi. Moins géniales furent les conditions
de création à la Place des Arts et le ramassage de
bouette et d'une centaine de rouleaux de papier de toilette déroulés
à tour de bras durant ce qu'il est désormais convenu
d'appeler la scène du zoo.
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